Tous les articles par Philippe Roukens

Ex- Directeur GIB Group (GB-Inno-BM ) et CEO filiales. Parcours diversifiée 1957 - 2003 tant à l'achat qu'à la vente. Lancement et Direction générale de filiales pendant + de 30 ans dont 18 chez CLUB ( chaîne librairies - papeteries) Retraité en 2003, Président Marketing Communications Exécutives International, Brussels Chapter 2004 - 2007, Consultant en distribution via la société Distri Coach 2004 - 2012

Paroles d’un marin considérable et d’un poète

« Si on commence à s’inquiéter pour le futur, on perd un temps énorme. Il ne faut s’inquiéter que pour des choses qu’on peut vraiment changer,et moi, ma réalité d’action aujourd’hui dans le monde est bien faible. La seule chose que je puisse faire est d’essayer d’un petit peu moins nuire à mon prochain, au sens étymologique du terme, mais cela s’arrête là  »(page14)

 » Parfois, avant de parler de ce qui doit être fait dans le futur, il faut essayer de regarder le passé lointain qui nous donne la force de mieux comprendre où aller aujourd’hui et comment se conduire  »            (page 152)

 

Olivier de Kersauson. Promenades en bord de mer et étonnements heureux. Editions cherche mdi; ISBN 978-2-7491-4085-8

Qui a besoin en priorité de l’information ?

–   Clinique des Chalets,  Bonjour !

  • Bonjour, j’aimerais connaître l’état de santé de Jean Dupont qui occupe la chambre 312
  • Un instant, je vous prie, je vous passe l’infirmière
  • Bonjour, ici Françoise, l’infirmière de service, que puis-je pour vous ?
  • J’aimerais connaître l’état de santé de Jean Dupont qui occupe la chambre 312
  • Un instant, je vais essayer de trouver le médecin de garde
  • Ici, le Dr Augustin , le médecin de garde, je vous écoute
  • J’aimerais connaître l’état de santé de Jean Dupont qui occupe la chambre 312 depuis 3 semaines
  • Un instant, je vais consulter son dossier
  • Voilà. Il a bien mangé aujourd’hui, sa pression artérielle et son pouls sont stables, il réagit bien aux médicaments prescrits et on va lui enlever le monitoring cardiaque demain. Si tout continue comme cela, dans les 48 heures, il pourra rentrer chez lui
  • Aaahhh ! Ce sont des nouvelles merveilleuses, je suis fou de joie. Merci
  • Je suppose que vous êtes quelqu’un de très proche du patient ?
  • Non Docteur, je suis Jean Dupont et je vous appelle de la chambre 312. Tout le monde entre et sort ici de ma chambre et personne ne me dit foutrement rien.. Je voulais juste savoir comment je me porte…

Moralité : Quelle est la personne dans mon entreprise qui a prioritairement besoin que je  lui communique telle ou telle information ?

( D’après un extrait de père UBU du 31/08/2006 )

I love my boss !

Il m’est arrivé  de me trouver en face d’un patron d’entreprise qui était assez préoccupé : le chiffre d’affaires du mois, malgré de nouveaux et bons produits n’était pas bon, le poste  » salaires et charges sociales  » était en forte augmentation, les frais divers aussi. En bref la situation ne semblait pas brillante.

« Je ne comprends pas ce qui se passe » me disait-il. « Je travaille beaucoup, je fais un maximum pour encourager mon équipe et cela ne sert à rien » J’ai fait remarquer à ce patron que j’avais parfois connu la même situation.

Que c’est vrai. La solitude du patron, c’est une réalité. Il ressent les problèmes et les encaisse. Il prend tout sur lui, même les erreurs et lacunes de ses collaborateurs. Il ne peut faire apparaître ses craintes, ses angoisses. Cela fait mal et il lui arrive de ne pas dormir. Et le plus grave, c’est de ne pouvoir décharger sur son équipe ce fardeau bien réel. Au contraire, il doit se montrer cool, zen, détendu, joyeux, confiant, de bonne humeur et en pleine forme de crainte que le morosité ne s’installe dans son équipe.

 » Je vais merveilleusement bien », alors que tout s’écroule autour de lui et qu’il frise l’infarctus, voilà la réaction normale d’un patron. Bien entendu il lui arrive d’être énervé, de ne pas pouvoir être pris avec des pincettes, mais c’est rare et en plus il se le reproche tout de suite.

C’est dur d’être patron ! Et vous aujourd’hui ou demain qu’allez-vous faire pour que votre patron se sente heureux d’avoir des collaborateurs et collaboratrices comme vous ?

 

Par ici la bonne soupe !

«  Je ne sais ce qu’il adviendra d’une génération qui est capable d’aller dans la lune mais qui ne sait plus faire la soupe ! » (Jean Ferrat)

Jean Ferrat racontait qu’il avait été frappé en se rendant dans un hameau d’Ardèche, occupé par quelques rares habitants, de voir une vieille femme préparer une bonne soupe qu’elle allait faire mijoter pendant de nombreuses heures.

La soupe ? J’ai lu sur Wikipedia ( voir ATTACAFA)  qu’il existait un réseau S.O.U.P.E. (Symbole d’Ouverture et d’Union des Peuples Européens) qui est soutenu par l’Union européenne.

La soupe est considérée comme un symbole commun à tous les continents. Pas un pays au monde qui ne possède ‘’ sa ‘’ soupe. Les soupes sont par essence à la fois toujours les mêmes et uniques, toutes différentes mais ressemblantes, à l’image de nous tous.

Le Festival International de La Soupe a lieu tous le 1er mai depuis 2001 dans le quartier de Wazemmes, à Lille et rassemble +/- 150 faiseurs de soupe et 50 000 spectateurs. Plus qu’un festival, c’est un véritable projet de société qui vise à se faire rencontrer et découvrir les citoyens et les cultures du monde. Il se construit donc à plusieurs, avec une éthique et une charte qui dépassent aujourd’hui les frontières de la France. L’aspect culturel de la manifestation ne doit pas occulter ses aspects écologiques, humains, sociaux et économiques.

 Les participants ‘’soupiers’’ sont les ‘’ artistes du quotidien ‘’.                         Et maintenant que j’ai rassemblé tout cela, je me demande s’il est possible de faire un lien entre la Soupe et nous,  et je crois que oui : Etre des artistes du quotidien, ne pas viser la lune mais simplement faire de la bonne soupe et la partager dans nos familles et avec nos clients, collègues, relations et amis, voilà ce qui serait sympa en 2017.

 

 

Mon blog : www.roukens.club

 

Des voeux pour 2017 : Quel sera votre job ?

Vous qui me lisez, qu’allez-vous être en cette nouvelle année ? Quel est le métier que vous allez privilégier ?

Sachez qu’on aura besoin, tout au long de cette année, de déménageurs d’habitudes et de prêt à penser. On aura besoin de transporteurs de rêves, et d’ajusteurs de la réalité. On aura besoin d’accoucheurs d’idées neuves et d’administrateurs de Bien.
On aura besoin de brasseurs d’étoiles, et de médecins de l’âme qui prendront soin des cœurs. On aura besoin d’électriciens qui mettront de la lumière et de profs de compta pour nous apprendre à compter les uns sur les autres.
Notre monde aura besoin de gardes-champêtres qui prendront soin de la planète, de gardiens de phare pour que personne ne se perde dans les tempêtes de la vie.
De jardiniers d’espérance, on aura grand besoin !
On aura besoin de paysagistes qui re-dessineront les allées de nos jardins, de peintres qui redonneront de la couleur à ce monde souvent gris, de poètes qui feront danser les mots et d’infirmiers qui panseront d’autres maux.
Et de danseurs qui entraineront le monde dans une fête sans fin, et de sportifs qui courront dans les rues pour y porter de bonnes nouvelles.
Et si, à certaines heures, la vie devient trop brûlante, on aura besoin de sapeurs pompiers capables d’éteindre les incendies.
En 2017, on aura aussi besoin de gens qui ne font rien, mais qui seront seulement là pour le bonheur d’être là, avec d’autres, et de partager ce qu’ils sont. C’est aussi un métier.
C’est sûr, on aura aussi besoin de serruriers pour ouvrir les portes fermées, et de fontainiers pour capter les eaux vives, et d’urbanistes pour inventer la ville de demain…

A la Chambre des Métiers, chacun trouvera de quoi être.
Il y aura du travail pour tous.

Je vous souhaite, en 2017, d’exercer le métier qui donnera vie à d’autres et vous mettra en joie.
Et d’entendre pour vous ce que Madeleine Delbrêl disait : « Ne travaille jamais pour un pain qui ne soit pas aussi du soleil ».
Et tout le reste est secondaire.                                Raphaël Buyse

Extrait d’un message du 31 décembre 2016 de Raphaël Buyse paru sur son blog « Résonances « :  raphaelbuyse.wordpress.com

Acceptez tous les candidats de tous les âges* par Jo Colruyt

Ne trouvez-vous pas que ce message écrit il y a 34 ans devrait inspirer les entreprises qui recrutent ?

Instructions données à ses équipes par Jo Colruyt en avril 1982

Je lis régulièrement dans les offres d’emploi : ‘‘ âgé(e) de 25 à 35 ans ‘’. J’interdis désormais de tenir compte de pareilles restrictions quant à l’âge des candidats. J’interdis dorénavant d’insérer pareilles mentions dans nos annonces. Les catégories d’âge doivent être considérées dans une perspective beaucoup plus large. Je pourrais citer des noms de personnes que nous avons engagées à un âge plus avancé et qui accomplissent parfaitement leur travail. Qui plus est, ces personnes ont énormément d’expérience.

Le drame que vivent les gens de plus de quarante ans et les difficultés qu’ils éprouvent –  pour eux-mêmes et pour leur famille – dès qu’ils se retrouvent sans travail, tout cela est déjà suffisant. Il est en effet généralement admis par le public qu’il n’est plus possible de retrouver du travail au-delà de la quarantaine. Et pourtant rien n’est moins vrai. Une personne qui a acquis une certaine aptitude professionnelle trouvera plus facilement du travail. Il est dès lors tout à fait insensé que nous, en tant qu’entreprise, renforcions cette idée fausse en fixant constamment de telles limites d’âge. Acceptez tous les candidats de tous les âges. Présentez à la direction et aux chefs des dossiers de candidats d’âge différents et laissez-les faire eux-mêmes une sélection.

En outre, ce serait une très bonne chose pour la firme si nous pouvions engager 10% de nouveaux membres du personnel âgés de plus de 40 ans. Nous avons des chances de trouver parmi cette catégorie d’âge de très bons éléments dotés de solides capacités professionnelles

*Extrait de « Chez nous, Monsieur, il n’y a pas de ‘’monsieur’’. Jo Colruyt. Editions Druco

La vente commence après la vente !

 En l’espace de 11 ans, Joe Gerard a vendu plus de nouvelles voitures et de camions , chaque année , que quiconque aux USA. Expliquant les raisons de son succès, Joe signale :  « J’envoie plus de 13.000 cartes par mois ».

A peine le client a-t-il signé le bon de commande que Joe lui adresse déjà une carte pour le remercier. Le client n’a aucune chance d’oublier Joe car chaque mois, il reçoit de lui une carte qui arrive dans une enveloppe normale , de taille et de couleur toujours différentes. Cela ne ressemble pas du tout à ces mailings que l’on jette sans les ouvrir. Le client  découvre une carte avec « Je vous aime » ou  » Happy Birthday to You » ou  » Bonne année « . Chaque mois, Joe trouve un prétexte pour adresser une carte à ses clients qui ne l’oublient pas : leur prochaine voiture, c’est à Joe qu’ils l’achèteront.

Joe explique : « Dans mon pays, les grands restaurants ont des cuisines qui débordent d’amour et quand je vends une voiture, je veux que mon client reparte dans le même état d’esprit que lorsqu’il sort d’un grand restaurant »

La sollicitude de Joe ne se dément pas après la vente :  » Quand un client revient pour un entretien ou une réparation, je me bats pour qu’il obtienne le meilleur service. Vous devez être comme un médecin. Quelque chose ne fonctionne pas dans la voiture de votre client, ayez de la peine pour lui »

Joe ne parle jamais de « statistiques de ventes » car pour lui chaque vente est une vente personnelle à un client clairement reconnu et estimé.  » « Le client ne me dérange pas, il n’est pas casse-pieds, il me fait vivre » conclut-il, et il insiste :  » Pour moi, la vente commence après la vente car chaque vente est porteuse d’une autre vente « 

 

 (d’après Le prix de l’Excellence de Thomas Peters et Robert Waterman, InterEditions 1983)

Christophe Colomb : « Aujourd’hui, nous poursuivons notre route »

La biographie de Christophe Colomb nous raconte notamment le récit de son voyage historique et périlleux sur l’Océan Atlantique, qui n’était pas encore mis en cartes à l’époque. Il décrivit avec précision les évènements de chaque jour et comment son humeur vari    ait du calme et de la confiance en la réussite au désespoir le plus complet lorsque les éléments étaient contre lui.

Le jour le plus sombre de ce périple mémorable en 1492 fut celui où des de violentes tempêtes ballottèrent comme des bouchons les trois frêles embarcations : la Santa Maria, la Nina, et la Pinta qui perdit son gouvernail. En ce jour de désolation, l’équipage menaça de se mutiner et les matelots jurèrent à Christophe Colomb que s’il ne rebroussait pas immédiatement chemin, ils le jetteraient par-dessus bord.

Nous ne pourrons jamais deviner comment Colomb a trouvé le courage de faire face à cet équipage révolté et menaçant, d’autant plus qu’il connaissait mieux que personne les incertitudes liés à la traversée d’un océan inconnu. Mais nous savons une chose : à la fin de cette journée tumultueuse, il consigna dans le journal de bord cette courte phrase : » Aujourd’hui, nous poursuivons notre route « 

Le monde actuel doit beaucoup à des gens comme Colomb, qui malgré des problèmes gigantesques, n’ont jamais lâché prise. La courte phrase du journal de bord a inspiré d’innombrables chefs d’entreprise et leur équipe a aller de l’avant avec la plus grande foi en l’avenir et surtout avec une détermination inébranlable. Les résultats ont leur façon de récompenser ceux qui tiennent bon. Personne n’est jamais battu avant de se mettre à penser qu’il n’atteindra pas son but, car le sentiment d’être battu vient de l’intérieur.

Sur une mer calme, tout bon matelot peut lui aussi être un excellent capitaine. L’épreuve véritable pour un capitaine et son équipage ne se présente que lorsque la tempête fait rage que les vagues ont des mètres de hauteur et que le vent mugit. Ceci vaut pour chacun(e), même dans sa vie privée. Ce n’est que dans les expériences cuisantes et pénibles, les échecs évidents et les amères déceptions que chacun(e) de nous est le capitaine de son propre sort et le pilote de ses émotions. Courage !

*Extrait de VIP 17/12/1986

Oser lancer des idées

 

«  Que pensez-vous de nous ? Que peut-on faire pour vous ? Donnez-nous des idées pour mieux vous servir !

Quand on voyage aux USA et au Canada, on vous pose continuellement ce genre de questions. Cela fait partie d’une certaine culture. Les entreprises drillent leur personnel à interroger les clients. On trouve un peu partout des « formulaires d’appréciation » que l’on vous demande de remplir. Mais les entreprises interrogent aussi leurs employés. Elles les encouragent à émettre des idées. La « meilleure idée du mois » est souvent récompensée. On voit même à l’entrée de certains hôtels, restaurants ou magasins la photo de « l’employé du mois », celui qui s’est distingué d’une manière ou d’une autre, parfois par l’émission d’une excellente idée.

OSER, c’est bien de cela qu’il s’agit. OSER exprimer des idées, les défendre, démontrer ce qu’elles apporteront de positif pour l’entreprise, l’équipe, les clients.

Mais une idée est une chose fragile. Elle risque de s’éteindre aussi rapidement que vous ne l’avez allumée. La résistance naturelle aux nouvelles idées et aux éventuels changements qui en découlent est une réalité dans beaucoup d’entreprises. Pour qu’une bonne idée aboutisse, cela demande toujours de la persuasion et de la persévérance. Et si la direction, des collègues, l’entreprise ne retiennent pas votre idée, la laisse s’éteindre, doucement et sûrement, ne vous découragez surtout pas. Dites-vous que la plupart des grandes entreprises ont vu le jour sur base de quelques idées, que certaines se sont certes éteintes au fil du temps, mais que d’autres ont été allumées et brillent toujours. grâce à des collègues et même des clients qui veillent sur elles.

Il ne tient qu’à vous d’ OSER en allumer d’autres . Et ce n’est vraiment pas le moment de faire des économies d’énergie !

 

 

 

 

Offrir une cure d’étonnement !

Entre 1962 et 1988, j’ai du franchir +/30 fois la frontière entre la « Bundesrepublik Deutschland » et la « Deutsche Demokratische Republik » (si peu !) pour me rendre à la Foire de Leipzig, considérée comme la plus ancienne foire du monde, plus de 800 ans.

Le passage de la frontière était toujours une épreuve, surtout au retour, où une certaine anxiété vous prenait face aux « Vopos » (les policiers de la Volkspolizei), inspectant minutieusement votre voiture et vos papiers. Pas des marrants ! On poussait toujours un « ouf » de soulagement lorsque l’on arrivait du côté Ouest.

J’appréciais ce voyage à Leipzig car le contraste  entre les deux Allemagne était sidérant et vous amenait à réfléchir. D’un côté la richesse, le modernisme, la liberté et de l’autre un autre monde, d’une époque révolue, morne, triste, pauvre, oppressé  par l’étatisme policier. On voyageait dans des conditions précaires et pourtant mes collègues et moi aimions nous rendre à Leipzig.

Pourquoi ? Tout simplement car en dehors des bonnes affaires qui se concluaient, nous faisions pendant 3 ou 4 jours une cure d’étonnement : le pays, les routes, les voitures (la fameuse Trabant), le logement chez le particulier ou dans des écoles, les restaurants mais aussi les formalités tatillonnes. Mais ce qui était paradoxal, c’est que nous aussi nous étonnions les habitants de la DDR avec ce qui nous paraissait banal et que nous aimions offrir : des Bic, des bas nylon, du savon, des lames de rasoir, du café, et surtout des fruits, comme des bananes ! Tout cela valait de l’or dans un pays ou il fallait faire la file pour acheter du pain et de la viande.

Et nous, avons-nous encore cette faculté d’être étonné par tout ce qui nous entoure ? Tant de choses nous paraissent normales, naturelles, et même dues. Pour un rien des personnes se plaignent, revendiquent, partent en grève…On devrait leur offrir une petite cure d’étonnement dans certains pays qui aujourd’hui ressemblent à ce qu’était la DDR pour leur faire comprendre à quel point la Belgique, comme la France, ce n’est pas si mal pour y vivre et y travailler.